
Mano-thérapie
Le massage, la thérapie manuelle : tout ce qui se fait avec les mains.
Tout ce qui suit se fait avec les mains. C’est le cœur du métier, et ce qu’aucun appareil ne remplace.
La main est l’œil du kinésithérapeute. Elle voit sous la peau, et parfois assez profondément : ce qui résiste, ce qui glisse mal, ce qui a perdu sa souplesse, le point précis qui déclenche la douleur.
C’est ainsi que l’on remonte à l’origine du trouble et à sa cause — son étiologie — et pas seulement à l’endroit qui fait mal. Le point douloureux n’est pas toujours situé à l’origine du mal.
Et parce qu’elle « voit », la main s’adapte : la pression, la profondeur et le rythme changent au fur et à mesure, selon ce qu’elle rencontre sous les doigts.
Le massage
Le massage n’est pas un seul geste, mais une famille de gestes. Je choisis selon ce que je trouve au bilan et selon ce que vous supportez ce jour-là.
- Massage de détente classique — le plus connu : effleurages, pétrissages, pressions glissées. Il relâche le tonus, prépare les tissus au travail qui suit et rend une zone douloureuse plus accessible.
- Massage chinois — travail par pressions soutenues le long des trajets musculaires et sur des points précis, plus profond et plus ciblé que le massage classique.
- Points trigger — ces petits nœuds durs dans le muscle, douloureux à la pression, qui projettent souvent la douleur à distance. On les traite par pression maintenue jusqu’au relâchement.
- Drainage lymphatique manuel — des manœuvres très douces, lentes, dans le sens de la circulation lymphatique, pour résorber un œdème : jambes lourdes, suites d’opération, gonflement après un plâtre.
- Massage des fascias — les fascias sont les membranes qui enveloppent et relient muscles et organes. Quand ils perdent leur souplesse, la gêne se ressent souvent loin de son origine. Le travail est lent, en profondeur, sans forcer.
La thérapie manuelle
Ici, ce n’est plus le muscle qu’on travaille mais l’articulation elle-même et la façon dont votre corps s’organise autour d’elle.
- Micro-mobilisation — des mouvements de très faible amplitude, appliqués directement sur l’articulation, pour lui rendre son jeu quand elle s’est enraidie. C’est indolore, et souvent spectaculaire sur les raideurs anciennes.
- Ré-harmonisation des chaînes — un muscle ne travaille jamais seul. Une douleur d’épaule peut venir du bassin, une douleur de genou d’une cheville qui ne se déroule plus. On remonte la chaîne pour traiter la cause, pas seulement l’endroit qui fait mal.
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Voir aussi
Le reste de ma pratique — les bandages, les ondes et les courants, la rééducation respiratoire — figure dans Les traitements. Les situations prises en charge sont détaillées dans Les pathologies.
