Massage de la nuque

Les traitements

Le massage, les mobilisations, les bandages, la rééducation respiratoire, les ondes et les courants.

Le soin de kinésithérapie, c’est le « traitement par le mouvement ». Après un bilan de vos besoins, je construis avec vous un programme qui mêle plusieurs de ces techniques, selon ce que votre situation demande.

Le massage

Le massage est un art manuel dont j’ai appris la science au fil de mes années d’exercice. En France, les masseurs-kinésithérapeutes sont les seuls professionnels autorisés à pratiquer le massage médical, à visée thérapeutique.

Les huiles que j’utilise

  • L’arnica montana — fleur de montagne, en huile de macération, pour les suites de coups et de contusions.
  • L’huile essentielle d’arnica, diluée dans l’huile d’arnica, qui ajoute un effet de détente musculaire et tendineuse.
  • L’harpagophytum, la « griffe du diable », dont le principe actif est à la fois antalgique et anti-inflammatoire, utile sur l’arthrose.

Les mobilisations et le travail actif

Mobilisation articulaire

Le mouvement se travaille dans les deux sens. En passif, je mobilise moi-même l’articulation : thérapie manuelle, micro-mobilisations, récupération des amplitudes.

En actif, c’est vous qui travaillez : exercices de musculation ciblés, assouplissements, reprise de l’équilibre et de la marche. C’est là que se joue le résultat durable, et c’est ce que vous emporterez chez vous entre deux séances.

Le travail actif et les exercices ciblés

Les exercices ne sont pas choisis au hasard, ni pris dans une liste toute faite. Ils découlent du bilan : je regarde ce qui vous fait mal, ce qui manque en force, ce qui manque en amplitude, et je construis à partir de là.

Un même genou douloureux ne se travaille pas de la même façon selon qu’il s’agit d’une arthrose, des suites d’une opération ou d’une entorse mal récupérée. Le choix de l’exercice, son amplitude, sa charge et son rythme changent avec la pathologie — et changent aussi d’une séance à l’autre, à mesure que vous progressez.

  • Ce qui a perdu en force se renforce par des exercices précis, sur le muscle concerné, à une intensité qui doit rester supportable.
  • Ce qui a perdu en souplesse se récupère par des étirements et des mobilisations tenues, sans à-coups.
  • Ce qui a perdu en contrôle — l’équilibre, la coordination, la justesse du geste — se réapprend par la répétition.

Le programme à faire chez vous

Le travail actif ne prend son sens que prolongé à la maison. Une heure de séance par semaine ne suffit à renforcer aucun muscle : c’est la répétition régulière, entre les rendez-vous, qui installe le résultat.

Je vous remets donc un programme d’exercices à faire en autonomie, court, réalisable chez vous sans matériel particulier, et adapté à ce que vous êtes capable de faire aujourd’hui. Nous le revoyons ensemble à chaque séance : je vérifie l’exécution, je corrige, et je fais évoluer les exercices au fil de vos progrès.

Cette partie-là n’est pas un supplément facultatif. C’est elle qui décide de la durée du traitement, du risque de récidive, et du moment où vous pourrez arrêter les séances.

Exercice musclant
Le travail actif, guidé puis autonome.
Analyse du mouvement
L’analyse du geste et de la marche.
Rééducation de la personne âgée
Entretenir la marche, l’équilibre et l’autonomie.

Les bandages

Les différents types de bandages

Le K-taping

Venue du Japon dans les années 1970, cette technique apporte un soutien articulaire et musculaire sans bloquer le mouvement. Des bandelettes adhésives sont posées sur le trajet des muscles et en contour articulaire.

Le point essentiel est la tension à la pose. La bande est élastique, mais on l’applique sans l’étirer, ou très peu : elle conserve ainsi son élasticité et travaille avec la peau. À chaque mouvement, elle exerce une légère traction et un relâchement — c’est ce va-et-vient qui produit l’effet d’auto-massage et de stimulation, et la décompression sous-cutanée recherchée, surtout à visée antalgique.

La couleur ne change rien : texture, grammage et action sont identiques. Seules comptent la largeur de la bande, le trajet choisi et la tension appliquée.

Le strapping

Le strapping est une contention. Les bandes sont adhésives elles aussi, mais on les pose étirées, souvent au maximum : elles perdent alors leur souplesse et deviennent un frein.

L’objectif est inverse de celui du K-taping : limiter un mouvement pour protéger une articulation instable, ou maintenir la cohésion musculaire à l’effort. On l’utilise après une entorse, ou en prévention sur une articulation qui lâche.

C’est donc bien la manière de poser qui distingue les deux techniques, plus que la bande elle-même : peu ou pas de tension pour laisser le mouvement libre, tension maximale pour le contenir.

La rééducation respiratoire

Les pathologies respiratoires touchent les patients de quelques mois de vie — la bronchiolite du nourrisson — jusqu’au grand âge.

Par des pressions contrôlées sur le thorax, on augmente le flux expiratoire, ce qui aide à évacuer les sécrétions en excès dans les voies respiratoires : bronchites chroniques, dilatation des bronches, encombrement après une opération.

Le drainage bronchique

C’est la partie manuelle : des pressions contrôlées, accompagnées de votre respiration, pour faire remonter les sécrétions et les évacuer. Chez le nourrisson, la séance est courte et se termine par un mouchage ; les pleurs sont fréquents et ne sont pas un signe de douleur.

Les exercices respiratoires

La séance ne suffit pas : il faut apprendre à se désencombrer soi-même. On travaille le contrôle du souffle, les expirations lentes et prolongées, la toux dirigée, et la reprise progressive de l’effort. Ce sont ces exercices, répétés à la maison, qui espacent les épisodes.

Les ondes et les courants

Les ondes utilisées en kinésithérapie

Les ultrasons

Les ondes ultrasoniques font vibrer les tissus qu’elles traversent. Aux effets mécaniques s’ajoute une production de chaleur en profondeur, qui favorise le drainage et les échanges métaboliques.

L’électrostimulation et le TENS

Posées sur les points moteurs du muscle, les électrodes laissent passer un courant qui provoque la contraction, comme le ferait l’influx nerveux. Le muscle travaille, se renforce et se réorganise. Le TENS, lui, utilise le courant à visée antalgique.

Électrostimulation
TENS
Électrothérapie
Électrostimulation

Le renforcement de l’autonomie et de l’équilibre

La dernière étape, et la plus importante : que vous puissiez vous passer de moi.

  • Stimulation — remettre en route ce qui ne sert plus, après une immobilisation ou une longue période d’inactivité.
  • Exercices actifs ciblés — le renforcement de ce qui manque précisément, pas du renforcement général.
  • Ré-apprentissage des transferts — se relever d’une chaise, sortir du lit, se relever du sol. Des gestes qui décident du maintien à la maison.
  • Rééducation de l’équilibre et de la marche — la longueur du pas, la vitesse, le demi-tour, les rattrapages. C’est ce qui prévient les chutes.

Toutes ces techniques se pratiquent au cabinet, sur rendez-vous, sur prescription médicale, concernant toutes les atteintes que je prends en charge.